La danse, le ballet de l’Opéra de Paris

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 Au rayon des nouveautés de la rentrée, on peut signaler la sortie en DVD du documentaire de Frédérick Wiseman, « La danse, le Ballet de l’Opéra de Paris ». Pendant 2 heures et demie, le réalisateur nous emmène dans les coulisses du ballet de l’Opéra. Contrairement au documentaire de Nils Tavernier « Tout près des étoiles », tourné il y a maintenant plus de 10 ans, nulle volonté didactique ou testimoniale dans ce film. Pas de voix off, ni d’interview ou bien encore d’explications permettant de savoir qui danse quoi.
Ce documentaire présente une suite de répétitions, de travail en coulisses (costumes), de représentations sur scène mais aussi de scènes de vie (cantine, information sur la réforme des régimes de retraite spéciaux..), comme autant d’instantanés de la vie à l’Opéra de Paris. Et c’est à mon sens, l’intérêt de ce documentaire qui donne l’impression au spectateur de se glisser tel une petite souris dans les studios de répétition de Garnier ou de Bastille. On passe ainsi de Genus de Wayne Mac Gregor (ballet pour lequel le réalisateur semble avoir une certaine prédilection), au Songe de Médée de Preljocaj (formidable prestation de Delphine Moussin en scène), à Paquita (voir notamment les savoureux échanges de Pierre Lacotte et Ghislaine Thesmar pendant les répétitions d’Agnès Letestu et Hervé Moreau) ou bien encore à Casse-noisette.
On y voit de nombreux danseurs, même si certains sont trop peu filmés (Ah! cette scène de répétition bien trop courte avec le bondissant Nicolas le Riche), des maîtres de Ballet (Laurent Hilaire, Clotilde Vayet) et l’incontournable directrice de la danse, Brigitte Lefèvre. Un documentaire très intéressant ne serait-ce que parce qu’il filme la danse et qu’il donne à voir ce à quoi beaucoup d’amoureux de cet art aimeraient assister : des répétitions dans les studios de Garnier et Bastille.
Toutefois, je me demande si le format de ce documentaire ne renforce pas le caractère élitiste que la danse classique peut renvoyer. S’il peut être agréable pour un balletomane de deviner le nom des danseurs et des ballets comme dans un grand jeu de piste, qu’en est-il pour les autres ? Le fait qu’il n’y ait aucune explication peut sans doute engendrer une certaine frustration et le sentiment d’être un peu laissé pour compte.

One Response

  1. Cams Cams

    at |

    Je comprends ce que tu veux dire concernant le format du documentaire.

    J’étais allée au cinéma avec une amie qui fait de la danse mais ne connaissait pas le monde de l’Opéra. J’ai passé une partie de la séance à lui donner le nom des interprètes, des répétiteurs et des ballets!
    Je peux comprendre pourquoi le réalisateur a fait ce choix mais c’est tout de même dommage. Quand on n’est pas habitué, on aimerait savoir qui est qui, surtout si un interprète nous tape dans l’oeil!

    Sinon le film est un formidable témoignage. La scène avec Delphine Moussin dans Médée m’est restée longtemps dans la tête après la projection.

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