Black Swan de Darren Aronofsky avec Natalie Portman

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Ce film, qui sortira dans les salles le 9 février prochain, était projeté vendredi 14 janvier dans plusieurs salles en avant-première (il y en a eu d’autres avant…). Grâce à Amélie-la-bien-informée, j’ai donc cédé à la curiosité de voir Natalie Portman en tutu, filmée par Darren Aronofsky, le réalisateur du torturé « Requiem for a dream »… Tout ça sur fond de Lac des Cygnes.

Posons déjà les jalons. Black Swan n’est pas un film sur la danse. C’est un thriller. Mais la danse n’est pas qu’une simple toile de fond. Le Lac des Cygnes et la musique de Tchaïkovski innervent l’ensemble du film.

Black Swan raconte l’histoire d’une danseuse, Nina (Natalie Portman) qui décroche le rôle de ses rêves : celui d’Odette/Odile, le reine des Cygnes dans le Lac des Cygnes. Le talent de Darren Aronofsky est d’avoir orchestré une mise en abyme intéressante et plutôt bien réalisée, à travers l’initiation d’une Nina-Odette, confrontée à son double Odile, le tout sous le regard tordu d’un maître de ballet Wolfgang/Rothbart (Vincent Cassel).

Nina-Odette est, à mon goût, un peu trop oie blanche pour être totalement crédible. Il y a quelques facilités côté scénario et on n’échappe pas à deux ou trois poncifs sur le monde du ballet. Mais on se laisse prendre par le cheminement de la douce Nina, par la tension qui peu à peu s’installe et par la Aronofsky’s touch dont on ne sort jamais totalement indemne.

Les acteurs sont tous très crédibles : Natalie Portman porte le film sur ses épaules, Mila Kunis est parfaite, Vincent Cassel toujours inspiré par ce type de rôle. Mention spéciale à Barbara Hershey, qui joue la mère surprotectrice et névrosée de Natalie Portman. Et le plaisir de revoir Wynona Rider (même si son rôle est court). Pas de Prince Siegfried, vous l’aurez compris (ou si peu…). Nina-Odette est seule, face à son destin.

Voilà, je n’en dis pas plus… C’est un film qui mérite, en tout cas, qu’on s’y arrête (je le précise tout de même, ce n’est pas pour les enfants…).

 

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9 Commentaires

  • 1
    15 janvier 2011 - 18:39 | Permalien

    Pas de Prince ? Je croyais que c’était Benjamin Millepied. On ne doit pas le voir beaucoup…

    Je pense décidément céder à la tentation d’aller le voir. La bande-annonce m’avait un peu refroidi, et c’est vrai que le personnage de Nina a l’air assez caricatural. Mais ton résumé donne tout de même bien envie.

  • 2
    Fab
    16 janvier 2011 - 10:15 | Permalien

    Euh oui, Benjamin Millepied est là pour le clin d’oeil. Il doit avoir deux ou trois lignes de texte, on le voit répéter avec Nina tout au long du film mais c’est tout. Il ne joue aucun rôle dans la dramaturgie du film. Et tu as raison sur le côté plutôt caricatural du personnage de Nina. C’est un peu agaçant au début mais finalement ça se tient quand tu connais le dénouement. Franchement, il y a quelques scénes qui pour moi sont un peu redondantes et qui servent surtout à créer un buzz mais le postulat de départ est intéressant, celui d’une danseuse complètement sous l’emprise de son rôle… ça mérite le coup d’oeil!

  • 3
    16 janvier 2011 - 13:55 | Permalien

    bon moi je suis à la bourre je l’ai vu il y a deux semaines, mais toujours pas le temps de rédiger (en plus je veux finir de lire le dossier de presse qui est pas mal fait d’ailleurs) je finis péniblement mon compte rendu de suresnes.
    moi j’ai adoré, j’ai trouvé que le ballet dans le ballet était super. J’ai adoré la réalisation en caméra à l’épaule. très vivant, très énergique et ça donne beaucoup de mouvement au film.
    Je trouve au contraire que le personnage de Nina est assez complexe pris entre quelques clichés du monde du ballet (la boulémie, le rose, els peluches etc), il révèle une fragilité particulière et bien écrite. Il laisse la place à la schizophrénie, il pose une vraie question sur le danseur, sur le rapport au corps, à la sexualité. La solitude du danseur est bien retranscrite à l’écran. face à son personnage elle est seule, il n’y a qu’elle qui peut sortir ce rôle. Il montre la difficulté à prendre un rôle, l’influence qu’il peut avoir. `Je trouve que Millepied a tout de même le rôle qui déclenche la fin du film, la rage de Nina, tout ça chutt je n’en dis pas plus.
    J’ai adoré le mixage de la musique qui se marrie bien avec le thriller.
    bon je vais aller finir mon compte rendu moi ;-)

  • 4
    Fab
    16 janvier 2011 - 16:03 | Permalien

    Ah… j’ai hâte de lire ton compte rendu. J’aime bien les avis qui divergent. Et c’est tout à l’honneur de ce réalisateur de faire des films qui ne laissent pas tiède. Oui, la psychologie de Nina est complexe (on n’en dira pas plus pour ne pas trop déflorer le suspens…) mais la façon dont Nina apparaît en tant que personnage social, si fragile, si timorée, toujours au bord des larmes avec un rapport presque enfantin par rapport à la sexualité (au début, tout du moins), m’a un peu gênée. En fait, j’ai trouvé que la vision d’Odette et de son double Odile était un poil trop caricaturale, mais sans doute faut-il le voir comme une sorte de conte. Quant à Benjamin Millepied, pour moi, son rôle n’est qu’accessoire. A la rigueur, c’est plus ce que dit Vincent Cassel à Nina dans la loge juste avant le début du ballet, puis ce qu’elle voit dans sa loge à la fin du 2e acte qui déclenche chez elle cette réaction. Pardon pour nos amis lecteurs. Mes propos vous paraissent sibyllins mais encore une fois, j’essaie de ne pas trop en dire. Laura, faudra qu’on se le revoie une deuxième fois pour trancher le débat! :)

  • 5
    16 janvier 2011 - 21:56 | Permalien

    Heu, il n’y a pas qu’Amélie qui soit bien informée… J’avais aussi indiqué l’avant première… bon, pas grave, tout le monde s’en fiche de toute façon…

    Je verraile film lors de sa sortie officielle, moi… Pour les commentaires, étant donné qu’il ne sera en audiodescription (vraissemblablement) que sur le DVD… Vive les salles pas encore équipées… Je ne dirai rien des images sauf si j’ai un bon accompagnateur, mais côté « symbolique » du film, ça pourrait… Déborder d’impressions…
    Et si je le vois plusieurs fois… ça peut être aussi « fou » que ce que j’ai fini par écrire à propos des Chaussons Rouges « danse à la télévision »…

    Merci en tout cas pour cette avant première ! Le Petit Rat, on attend votre point de vue… Dommage qu’il me soit trop difficile lorsqu’il y a différents commentaires sur les mêmes spectacles sur les blogs d’ouvrir plusieurs fenêtres… La confrontation, elle ne se fait pas réellement sauf parfois dans les commentaires…
    c’est pour cette facilité que je préfère les forums… Enfin, « le » forum…

  • 6
    Fab
    16 janvier 2011 - 22:13 | Permalien

    Mais non, on ne s’en fiche pas Fée Dragée! Disons juste que je suis attentivement le fil twitter d’Amélie… Sinon, j’espère que vous pourrez profiter du film, quand il sortira. J’ai fait, pour ma part, un compte rendu court car j’ai peur d’en dire un peu trop et le principe de surprise et de suspens dans ce genre de thriller est essentiel. Pour info, Camille en a parlé sur son blog, si vous souhaitez d’ores et déjà lire un autre avis : http://danse-opera.over-blog.com/10-index.html.

  • 7
    17 janvier 2011 - 15:47 | Permalien

    Enfin des personnes qui ont vu le film! C’était dur d’être la seule et de ne pas vraimetn pouvoir en parler pour ne pas spoiler les gens!
    C’est clair que le personnage de Nina parait caricatural au début mais je trouve que ça se tien très bien quand on voit la progression de l’histoire.

    Effectivement l’apparission de Benjamin Millepied est anecdotique. C’est lui mais ça aurai pu être n’importe quel danseur. Il ne semble d’ailleur y avoir aucune relation entre Nina et son partenaire. Ils ne se parlent quasiement pas, ne réfléchissent pas leurs personnages ensemble… Elle est vraiment seule dans son monde.

  • 8
    Fab
    17 janvier 2011 - 21:56 | Permalien

    D’accord avec toi. Effectivement, quand on voit la progression de l’histoire, on comprend mieux pourquoi le réalisateur a construit le personnage de Nina ainsi. Mais j’avais l’impression, même au début, qu’elle était toujours aux prises avec des sentiments sans nuances, toujours trop à fleur de peau, comme une enfant sans cesse effrayée. Le personnage incarné par Benjamin Millepied effectivement n’apporte rien (enfin c’est mon point de vue… attendons de lire celui du Petit rat). Comme tu dis, Nina est seule dans son monde…

  • 9
    18 janvier 2011 - 07:23 | Permalien

    ahah mon compte rendu est écrit (sur papier….) je le publie très vite genre dans la semaine!

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