La compagnie Wayne McGregor/Random dance pose ses valises pour deux jours à Créteil. A l’affiche : le nouvel opus du chorégraphe intitulé FAR.
Le postulat de départ du ballet : FAR s’inspire du siècle des Lumières et de la première Encyclopédie de Diderot. Le sujet : le corps. En toile de fond (je cite le programme), « une création musicale lancinante [stridente ?] du compositeur Ben Frost » et « un environnement hypnotisant, fait d’ombres et de lumières, d’objets et de films ».
Métaphore filée oblige, les lumières sont très présentes dans le ballet, de la lueur des flambeaux du début au dispositif lumineux sophistiqué placé derrière les danseurs. Globalement, je ne me suis pas sentie très proche de ce FAR. Je ne suis rentrée ni dans le propos ni dans la chorégraphie (la musique n’a pas aidé non plus, il faut bien le dire, j’ai souffert). Il y a certes des moments que j’ai trouvés très réussis : notamment un duo masculin au début, où les corps complètement désarticulés semblaient tout droit sortis de vieilles planches anatomiques. Plus tard, les ombres des danseurs se détachant devant le dispositif lumineux semblaient gagner par une sorte d’animalité, formant un tableau vivant, de noir et de blanc.
Mais la plupart du temps, j’ai trouvé la gestuelle puissante et survitaminée de McGregor surtout répétitive. J’ai regardé les danseurs courir, se confronter, dessiner des arabesques, adopter ces postures décentrées, déstructurées, si «Mcgregoriennes »… loin de l’enthousiasme que j’avais pu ressentir pour Genus. Bref, à l’époque des Lumières, je suis restée au bord du chemin.

2 Commentaires
Eh bien je te rejoins totalement ! j’aurais peut-être réussi à rentrer davantage dedans si l’ambiance sonore avait moins écorché mes oreilles. C’était de plus hyper fort, mais tant mieux au final puisque j’avais juste derrière moi un type qui toussait toutes les 2mn (c’est sympa de trimbaler ses microbes pour en faire profiter toute une salle de spectacle).
La chorégraphie ne m’a pas hypnotisée, j’ai bien aimé le dispositif visuel high tech mais je ne garderai, je crois, aucun souvenir profond de ce ballet. J’espère que « l’anatomie de la sensation » sera plus accessible.
Je t’ai cherché (en vain!) mais on aurait du se donner rdv qqpart, je ne m’attendais pas à une salle aussi grande. A bientôt j’espère. Stéphanie.
Oui, la musique était trop forte. J’étais près des enceintes, c’était à la limite du supportable. Et comme toi, je n’ai vraiment pas été transcendée par l’ensemble. Je suis restée sur ma faim.
Au plaisir de te revoir, c’était effectivement mission impossible de se retrouver lundi (et j’ai tracé après le ballet pour récupérer la navette)!