Soirée Hope Japan au Théâtre des Champs-Elysées

  • Facebook
  • Twitter
  • Delicious
  • Digg
  • StumbleUpon
  • Add to favorites
  • Email
  • RSS

Musiciens, comédiens, chanteurs lyriques et danseurs… Vingt personnalités du monde des arts sont montées sur la scène du Théâtre des Champs-Elysées, le 6 avril, pour une soirée organisée au profit de la Croix-Rouge japonaise.

Soirée Hope Japan au Théâtre des Champs-Elysées

En introduction, Kenzo Takada, le couturier et créateur japonais, est revenu sur la tragédie qui a frappé son pays natal, le 11 mars dernier. Un discours sobre, plein d’émotion contenue, à l’image de cet événement. Avant de rentrer plus en détails sur la partie danse de la soirée, quelques impressions générales et quelques moments choisis. Le comédien Lambert Wilson a donné une très belle lecture d’un e-mail « Lettre de Sendai », décrivant le quotidien après le tsunami et datant du 17 mars dernier. Il a lu ensuite un poème de Kenji Miyazawa, « Ne pas céder face à la pluie » d’une voix toujours juste, vibrante.

J’ai également beaucoup aimé l’interprétation au piano (Momo Kodama) et au violon (Sayaka Shoji) d’une Berceuse d’Itsuki, transcription d’un chant populaire japonais. Une émotion que l’on retrouvait dans l’interprétation de la soprano Hiromi Omura, qui avait également choisi des chants populaires. En fin de soirée, la virtuosité du duo Renaud et Gautier Capuçon (violon et violoncelle), accompagnés au piano par Khatia Buniatishvili sur un extrait du Trio n°1 de Tchaïkovski, était particulièrement réjouissante à voir et à écouter.

Côté danse, quatre interprètes : Sylvie Guillem, Nicolas Le Riche, Akram Khan et Yasutake Shimaji, danseur de la compagnie Forsythe. Sylvie Guillem a dansé au début de la soirée un solo de Russell Maliphant. Nicolas Le Riche a, pour sa part, retrouvé Guillaume Gallienne de la Comédie française, pour un remake du manège du cheval Incitatus (cf. le ballet Caligula), accompagné de la lecture d’un poème de Victor Hugo, « Le Cheval ». Si la chorégraphie n’avait rien de démentiel, la complicité entre les deux hommes était palpable et Guillaume Gallienne semblait un peu intimidé de tenir la longe du cheval (Nicolas Le Riche, donc). Sylvie Guillem et Nicolas Le Riche se sont ensuite retrouvés pour le Pas de deux de l’Appartement de Mats Ek. Ah, sublime Sylvie Guillem. L’âge ne semble pas avoir de prise sur elle, ni sur ses capacités physiques, ni sur cette énergie, cette passion de la danse que l’on sent à chaque mouvement. Elle forme avec Nicolas Le Riche un couple qui fonctionne parfaitement (et qu’on aimerait bien voir sur scène à l’Opéra de Paris !).

J’ai également beaucoup aimé le solo d’Akram Khan. J’ai été bluffée par son charisme et sa danse si puissante, si déliée, alternant vitesse, désaxements avec une gestuelle parfois hip-hop.  Le tout vraiment habité. J’ai trouvé que ce solo et l’émotion qui s’en dégageait étaient très cohérents avec cette soirée d’hommage et d’entraide.

Un regret général : il y avait beaucoup d’entrées et de mouvements côté cour sur la scène, pendant les œuvres dansées. Avec la caméra et le dispositif de sono, il devenait parfois difficile, voire impossible pour les spectateurs placés à l’orchestre de ce côté-ci, de voir ce qui se passait. Cela a été flagrant, notamment pendant la prestation de Yasutake Shimaji.

Au final, une très belle soirée, servie par de grands interprètes. Cet événement sera retransmis sur France 2 dans la nuit du 11 au 12 avril à 00h30 ainsi que sur la chaîne japonaise NHK. Retrouver le programme complet de la soirée sur le blog Danses avec la plume.

Soirée Hope Japan au Théâtre des Champs-Elysées

3 Responses

  1. elendae elendae

    at |

    Zut, je ne t’ai pas vue, tu étais où ? Moi j’étais 1er balcon côté cour, et je l’ai bien regretté ! j’ai loupé la moitié des œuvres chorégraphiques étant donné que je ne voyais pas toute une partie de la scène et que c’était justement l’endroit, comme tu le souligne, où ils passaient le plus de temps…L’occasion de me dire, bon, on râle contre les tarifs de l’ONP, mais au moins eux ils vendent leurs places à visibilité réduite à 10 ou 15€, et pas 35 ou plus comme au TCE…
    Pour ce que j’en ai vu en tous cas, j’ai été scotchée par les solos de Guillem et d’Akhram Khan. J’aurais bien voulu en dire autant de Nicolas Le Riche mais les moments où il était sur scène ont été tellement tronqués visuellement qu’il était impossible d’en profiter.

  2. Amélie Amélie

    at |

    J’ai l’impression que j’ai eu de la chance tout au fond de ma loge… mais côté jardin.

    Le solo d’Akram Khan et le duo Le Riche/Guillem remporte ma préférence côté danse. Quell délié pour l’un, et quelle complicité pour les deux autres. Leur partenariat sur scène semble évident, et pourtant ils dansent peu ensemble depuis quelques années.

Leave a Reply