De l’air et du vent de Pierre Droulers

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Représentation au Théâtre de la Cité internationale d’une pièce du chorégraphe belge Pierre Droulers créée en 1996 et revisitée : De l’air et du vent.

Les spectateurs s’installent. Les danseurs sont déjà sur scène. Ils sont cinq. L’une est allongée sous une bâche fine transparente, l’autre construit des petits écriteaux en papier, un autre se tient assis au fond de la scène, dos tourné au public. Un autre danseur est debout côté jardin, adossé contre un pilier tandis qu’une danseuse déambule sur le côté de la scène. Puis, le ballet commence au seul son de la bâche qui se soulève délicatement.

Pierre Droulers explique que De l’air et du vent est « un projet de danse pure qui donne le grand plaisir de voir des corps simplement (ou pas si simplement) bouger ». Des corps mûs par le vent, le souffle ou la tempête. Une volonté également « de réfléchir à la vanité, à l’action vaine ». Bref, sur le papier, le concept était plus qu’intéressant.

Pendant 1h10, j’ai vu des corps ballotés par les éléments, de la violence et de la douceur, des danseurs faisant des bruitages et se saisissant de tous les éléments du décor pour faire vivre cette œuvre. J’ai vu de jolies choses, quelques moments d’humour. A d’autres instants (relativement nombreux), j’ai très clairement décroché, restant hermétique à ce qui m’était proposé, et ce malgré l’implication et la performance physique des danseurs et danseuses. Peu de musique également et ça n’aide pas toujours (c’est un peu comme si on imaginait Rain d’Anne Teresa de Keersmaeker mais sans Steve Reich).

Au final, j’ai été plutôt déconcertée mais surtout je me suis demandée : « Où commence la danse ? », « A partir de quand peut-on dire qu’un mouvement est dansé ? », « comment distingue-t-on expression corporelle et danse ? », « Était-ce de la danse, une performance ? » Une foule de questions donc… auxquelles je n’ai pas encore trouvé de réponse.

De l’air et du vent se donne au Théâtre de la Cité internationale jusqu’au 11 juin.

De l'air et du vent

One Response

  1. Aurélie Aurélie

    at |

    Bonjour,
    Sans prétendre répondre à votre question à savoir « quand commence la danse », voici mon « regard »…
    L’expression corporel, ce serait ce qu’on peut traduire par les mots prononcés ; la danse, ce sont les silences, les expressions non verbales et intérieure… Elle se traduit par une « esthétique » qui finalement est propre à chacun : si une pantomime peut être exécutée de la même façon par plusieurs êtres, il n’en est pas de même du mouvement « strictement dansé » et même s’il est l’exécution d’un pas, d’une attitude académique. Mais je crois que cela se ressent plutôt que de se voir.

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