Deux ballets se partageront l’affiche à l’Opéra de Paris, à partir du 29 juin avec Les Enfants du Paradis de José Martinez à l’Opéra Garnier et l’Anatomie de la sensation pour Francis Bacon de Wayne McGregor à Bastille.
Je vous propose de faire un petit point sur ces deux œuvres, les distributions, les menaces de grève et les répétitions publiques auxquelles j’ai pu assister.
Les Enfants du paradis
Ce ballet a été créé en 2008 par José Martinez, danseur étoile à l’Opéra de Paris. C’est donc l’adaptation du célèbre film de Marcel Carné avec Arletty et Jean-Louis Barrault. J’avais vu ce ballet à sa sortie et j’avais eu du mal à être emportée par la trame chorégraphique. Finalement, en le revoyant lors de la répétition publique de jeudi dernier (sans décors et sans beaucoup de lumières pour cause de grève), je lui ai trouvé un certain charme. Mathieu Ganio est un Baptiste plein de douceur, son duo avec Isabelle Ciaravola (Garance) fonctionne très bien. Karl Paquette incarne un Frédérick Lemaître en grande forme, avec des pirouettes et des tours qui passaient jeudi soir parfaitement bien. La première partie m’a semblé un brin longue mais j’ai plutôt bien accroché à la deuxième.
Au niveau des distributions, il se murmure déjà qu’il y aurait des changements au niveau du rôle de Frédérick Lemaître. A suivre donc de près sur le site de l’Opéra de Paris et surtout sur le forum dansomanie, un brin plus réactif. Je reverrai, pour ma part, avec plaisir le duo Ganio/Ciaravola. La prise de rôle de Stéphane Bullion en Baptiste promet d’être intéressante et la perspective de le voir évoluer à nouveau aux côtés d’Agnès Letestu (qui a fait les costumes du ballet aussi!) m’enchante. Notons également la présence dans ces distributions de Ludmila Pagliero et Eve Grinsztajn qui incarneront le rôle phare de Garance. Enfin, la représentation du 15 juillet promet d’être une apothéose puisque José Martinez, qui part officiellement à la retraite, dansera Baptiste. Toutes les bloggeuses seront là. Ça va être un grand moment. A noter également que ce ballet sera diffusé au cinéma le 9 juillet. Reste maintenant à guetter les préavis de grève, et à priori un préavis aurait été posé pour le 29 juin…
L’Anatomie de la sensation
Ce ballet du chorégraphe Wayne McGregor est une création s’inspirant de l’œuvre du peintre Francis Bacon, sur une musique du Mark Anthony Turnage, jouée par l’ensemble Intercontemporain. Deux distributions se partageront l’affiche avec notamment Aurélie Dupont, de retour après son congé maternité.
J’avais découvert Wayne McGregor avec Genus, un ballet créé en 2007 pour l’Opéra de Paris. J’avais été séduite à l’époque par le langage chorégraphique proposé par l’artiste britannique.
J’ai pu assister hier à une répétition publique de l’Anatomie de la sensation à l’Opéra Bastille. Je ne rentrerai pas dans les détails pour ne pas casser l’effet de surprise (et ce n’était qu’une répétition) mais disons que je n’ai vraiment pas eu de coup de cœur. Sans doute faut-il y aller en ayant relu auparavant son petit Bacon illustré mais, pour ma part, je ne suis pas parvenue à adhérer à l’œuvre proposée, trop obscure et répétitive à mon goût, malgré quelques moments jazzy très sympas. Qu’à cela ne tienne, je reverrai ce ballet une seconde fois pour me faire une idée définitive et je lirai le programme avec attention. Je sais que pour Rain d’Anne Teresa de Keersmaeker, cela m’avait un peu aidée à pénétrer dans l’univers du chorégraphe.
Bon à savoir aussi : c’est un ballet de groupe (au sens où même s’il y a des duos et des solos, tous les danseurs sont mis en valeur, sans qu’il y ait de mise en exergue particulière d’un tel ou d’une telle). J’ai été très sensible hier soir aux prestations de Sabrina Mallem et Myriam Ould-Braham (qui mérite toujours autant le surnom de Myriam-pleine-de-grâce). La première de ce ballet aura également lieu le 29 juin, mais cette fois-ci à Bastille. Se renseigner auprès de l’Opéra, mais il me semble qu’il y a des promotions/réductions sur certaines places (et oui, à l’Opéra aussi, il y a des soldes…)!


5 Commentaires
Egalement, le 14 juillet, révérence de Miteki Kudo…
Et ce jour là de même que le 15, je serai aussi à Garnier, dans les coulisses !!
PS : attention aux informations non vérifiées et non autorisées… Moi, ça ne me regarde pas.
C’est pour cela que j’emploie le conditionnel pour les informations non officielles et que je ne rentre pas dans le détail pour les informations « non autorisées », comme vous dites. Libre ensuite à chacun de communiquer comme il l’entend. Merci et à bientôt.
J’ai hâte de découvrir le Mc Gregor! C’est vrai que je n’en n’ai pas eu de très bons échos mais bon… Les distributions sont sympas en tout cas. Mais quel calendrier pourri! On a eu un mois de juin totalement vide et maintenant deux ballets face à face.
Bastille a de plus l’air de très mal se remplir. On m’a dit (source sure, je précise!) qu’une des représentations avait été annulée (une matinée) mais pas de communication de la part de l’Opéra.
Karl Paquette a l’air en grande forme en ce moment. Moi qui n’ai jamais été une grande fan, loin de là, cela fait deux fois de suite que je le trouve très bien…J’attends maintenant de le revoir dans de vraies conditions de représentation pour son Lemaître en espérant tout de même qu’Alessio Carbone se remette car il était très bon dans le rôle…
Une représentation est bien annulée, c’est celle du 9 juillet 14H30.
Info effectivement sûre puisque sur le site de l’Opéra. Cette fois il ne s’agit pas d’une erreur du webmestre…
Egalement le 6, la salle a été en partie « pré » ou « post »… ? … Remplie : invitation aux responsables et autorisés des DRAC.
Source : DRAC 14.
Problème de remplissage fréquent sur le contemporain (sauf peut-être avec Pina Bausch – le cinéma y serait-il pour quelque chose ?) ; pour les deux ballets en même temps, c’est presque toujours le cas… Imposé par une organisation interne assez tortueuse… Fréquence des soirées de travail enchaînées sur une période… Je ne développe pas, il y en aurait une page… Sauf si on me demande.
Pardon pour la remarque sur les infos officieuses et non vérifiées, c’est bien d’utiliser le conditionnel ; je me suis emportée un peu trop sans doute.
Mais c’est une question de référence…