Bilan de la saison 2010-2011

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Je vous propose un petit bilan – éminemment subjectif, partiel et partial – de la saison 2010-2011 à l’Opéra de Paris et ailleurs…


Commençons par l’Opéra de Paris. La saison a été plutôt agréable, riche et diversifiée. Si je réfléchis aux œuvres qui m’ont le plus marquée, je citerais :

  • Le Jeune homme et la mort de Roland Petit en début de saison (il faut dire que c’est un de mes ballets préférés…)
  • Le Sacre du Printemps de Pina Bausch, œuvre forte, prenante, au diapason de la partition de Stravinsky.
  • La Maison de Bernarda de Mats Ek, ballet inspiré, drôle, poignant, cruel et sensuel.
  • Don Quichotte par le Bolchoï, troupe invitée, véritable moment de virtuosité jubilatoire. Et parfait écrin tant pour les solistes que pour le corps de ballet.
  • Le Lac des Cygnes, même si je ne suis vraiment pas fan du premier acte ni des danses de caractère du 3e acte, trop longues à mon goût (à chaque fois, j’ai eu envie de taper dans mes mains en scandant « Odile…Odile ! »… ).


Au rang des œuvres qui ne m’auront pas percutée : Parzival – Episodes et Echo de John Neumeier (long et souvent hermétique), Coppélia de Patrice Bart (heureusement il y avait Dorothée Gilbert et José Martinez), l’Anatomie de la sensation de Wayne McGregor (euh…si, les danseurs étaient superbes… mais bon, j’ai cru mourir d’ennui à la fin).

Le Jeune homme et la mort, Eleonora Abbagnato et Stéphane Bullion
Le Jeune homme et la mort, Eleonora Abbagnato et Stéphane Bullion. Merci à Syltren - blog Rêves impromptus

Côté interprètes, un premier regret, certains danseurs se sont faits trop rares cette saison : Nicolas Le Riche (que l’on a vu seulement dans des ballets assez courts.. un goût de « trop peu » donc), Aurélie Dupont (mais c’était pour une bonne cause), Jérémie Bélingard, Hervé Moreau (à cause malheureusement d’une blessure), Marie-Agnès Gillot, Eleonora Abbagnato… Et c’est dommage ! Autres regrets : que Clairemarie Osta n’ait finalement pas été distribuée dans le rôle de Juliette, que Myriam Ould-Braham n’ait eu qu’un seul Roméo et Juliette, qu’Emmanuel Thibault soit trop souvent abonné au pas de trois…

Mais il y a eu également de beaux moments … Plein, même :

  • Eleonora Abbagnato dans le Jeune homme et la mort, d’une exquise cruauté.
  • Dorothée Gilbert dans Paquita, d’une exquise technicité.
  • Stéphane Bullion en Rothbart dans le Lac des Cygnes (Stéphane Bullion, par ailleurs, champion toutes catégories au niveau des distributions cette saison…Merci Elendae pour le calcul !).
  • Agnès Letestu en Odette/Odile dans le Lac des Cygnes (et pour sa seule représentation abrégée pour cause de blessure). Comment ne pas également saluer la performance d’Uliana Lopatkina dans le même rôle.
  • La soirée danseurs-chorégraphes, excellente initiative, qui permet de mettre en avant des talents, que l’on n’a pas l’habitude de voir.
  • Nicolas Le Riche dans Apollon (il m’a réconcilié avec Balanchine).
  • Clairemarie Osta et Stéphane Bullion dans Caligula (lui si terrien, elle si aérienne).
  • Les danseurs de l’Opéra de Paris dans Le Sacre du Printemps et dans le Lac des Cygnes (ou l’art du grand écart parfaitement maîtrisé).
  • José Martinez et Charlotte Ranson dans la Maison de Bernarda.
  • Le couple Natalia Osipova/Ivan Vasiliev du Bolchoï dans Don Quichotte.


Ouf ! Et de manière plus générale sur l’ensemble de la saison, j’ai apprécié la belle qualité de danse de Mathieu Ganio.

Le Sacre du printemps de Pina Bausch
Le Sacre du printemps avec Miteki Kudo

Mon souhait pour la prochaine saison de l’Opéra de Paris : plus de solistes mis en avant (notamment chez les hommes) ! En attendant de voir mon vœu réalisé, je vous invite à aller sur le site de l’Opéra de Paris, feuilleter le bel album photo-souvenir de la saison qui vient de s’écouler.

Deuxième partie de ce bilan avec la danse hors des murs de l’Opéra de Paris. Coups de cœur :

  • le groupe brésilien de danse contemporaine Grupo Corpo qui s’est produit en novembre dernier au Théâtre des Champs-Elysées.
  • le ballet de l’Opéra de Lyon venu au Théâtre de la ville en février dernier avec deux œuvres de William Forsythe.
  • Blue Lady [revisited] de Carolyn Carlson avec Tero Saarinen au Théâtre de Cachan.
  • Je n’oublie pas non plus la soirée de gala pour le Japon au Palais des Congrès. Quel plaisir c’était de voir tous ces danseurs réunis sur scène. Et au Théâtre des Champs-Elysées, toujours pour le Japon, le pas de deux de Sylvie Guillem et Nicolas Le Riche, extrait de l’Appartement de Mats Ek et le solo d’Akram Khan furent de très beaux moments.

Grupo Corpo au Théâtre des Champs-Elysées
Grupo Corpo au Théâtre des Champs-Elysées

Les déceptions : Suivront mille ans de calme d’Angelin Preljocaj, Far de Wayne McGregor (décidément…) et le Saint-Pétersbourg Ballet Théâtre dont la Belle au bois dormant m’a laissé de glace, malgré la très belle prestation d’Irina Kolesnikova. Déception également d’arriver trop rarement à obtenir des places au Théâtre de la ville, hors abonnement.

Voilà pour ce petit bilan synthétique, non exhaustif… Juste quelques impressions d’une belle année de danse, partagée avec d’autres balletomanes et bloggeuses. Je vous souhaite, chères lectrices et chers lecteurs un bel été (je n’ose dire ensoleillé) et je vous donne rendez-vous très vite pour de nouvelles aventures dansantes… N’oubliez pas, la danse reste sur le devant de la scène, avec le talentueux Miami City Ballet jusqu’au 23 juillet au Théâtre du Châtelet et des festivals (Paris quartier d’été, Festival d’Avignon, Vaison danses…)

3 Responses

  1. Amélie Amélie

    at |

    Ahah, j’aime beaucoup ta réflexion sur Le Lac et Odile :) .

    Très bon resumé des temps forts de la saison. Pour ma part, je retiens aussi Le Jeune Homme et la Mort, qui reste je pense mon meilleur moment de la saison, Agnès Letestu, Stephane Bullion et Marie-Agnès Gillot. On l’a effectivement peu vu, mais elle m’a à chaque fois beaucoup accroché.

    Bizz et bonne vacances !

  2. elendae elendae

    at |

    C’est fou j’ai presque exactement le même constat !
    José Martinez en Bernarda, formidable.
    J’ajouterais juste Caligula dans la liste, que j’affectionne particulièrement (sauf les parties de mime où j’ai dormi, mais c’est agréable aussi).
    Mais mes deux plus grandes émotions de la saison sont quand même dues à des danseurs hors ONP : Vassiliev/Ossipova et surtout Akhram Khan lors de la soirée au TCE (je me repasse souvent cette oeuvre en ressentant toujours la même émotion)
    Mes plus grosses déceptions aussi : FAR, mais surtout Parzival (parce-que c’est plus long…quel ennui!…j’ai eu quand même moins l’impression de rester au bord de la route avec l’Anatomie)
    Le gros regret de la saison, c’est quand même Le Riche/Gilbert dans le lac des cygnes.
    Mes deux gros coups de bol : mes réservations pour Lopatkina et les adieux de José complètement au pif ! j’espère avoir la même chance l’an prochain !…

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