Représentation du 21 mars au Palais Garnier. Quelques impressions…
Après la Première, retour à Garnier pour voir d’autres distributions à l’œuvre dans Dances at a gathering de Jerome Robbins et Appartement de Mats Ek.
Au programme du (toujours longuet) Dances at a gathering, distribution mixte avec des solistes vus lors de la Première (Mathieu Ganio, Benjamin Pech, Mélanie Hurel, Eve Grinsztajn et Agnès Letestu) et des « p’tits nouveaux » (Nolwenn Daniel, Clairemarie Osta, Nicolas Le Riche, Nicolas Paul et Emmanuel Thibault).
J’ai beaucoup aimé la prestation du duo Clairemarie Osta (en rose) et Nicolas Le Riche (en violet), complice et inspiré avec un coup de cœur tout particulier pour Clairemarie Osta dont la danse aérienne et délicate fait plaisir à voir. Mathieu Ganio (en brun) est également au meilleur de sa forme, avec toujours beaucoup d’élégance et de délié dans les mouvements. Enfin, Eve Grinsztajn (en mauve) m’a paru plus assurée que lors de la Première et sa personnalité s’affirmait pleinement ce soir. J’ai, en revanche, préféré à la prestation du couple Nolwenn Daniel (en jaune) / Emmanuel Thibault (en rouge brique), celle du duo Muriel Zusperreguy / Alessio Carbone lors de la Première. Il manque aux premiers un peu de la grâce enfantine qui fait le charme des derniers.
Appartement de Mats Ek. Je ne m’en lasse pas ! Cette fois-ci, distribution totalement différente de celle de la Première (exceptée Marie-Agnès Gillot qui remplace Laëtitia Pujol, initialement programmée). Très intéressant de voir comment une nouvelle distribution s’empare d’une telle œuvre. La différence d’interprétation la plus flagrante vient certainement du Pas de deux de La Porte. Là où Nicolas Le Riche et Alice Renavand étaient d’une sensualité (euh…plutôt redoutable), Ludmila Pagliero et Stéphane Bullion offrent une grille de lecture différente, plus intériorisée, un peu trop pudique à mon goût mais avec d’autres détails, d’autres nuances…
Alessio Carbone et Muriel Zusperreguy campent un couple « de la cuisine » plutôt convaincant même si on ne retrouve pas tout à fait la tension du couple Clairemarie Osta / Jérémie Bélingard (dont le côté félin faisait, par ailleurs, merveille dans cette chorégraphie). Vincent Chaillet, qui succède pour sa part à José Martinez, ne démérite pas devant la télévision et sa silhouette longiline s’enroule et se déroule avec aisance le long du fauteuil.
Soulignons également la belle énergie de Caroline Robert et Vincent Cordier, la danse bondissante de Daniel Stokes (si c’était bien lui) et le trio Letizia Galloni, Charlotte Ranson et Alexandre Gasse. Au final, une belle deuxième partie de soirée même si globalement, j’avoue avoir une préférence pour la première distribution.




2 Commentaires
ll est arrivé vite ce compte-rendu !
Cela dit, je n’avais pas assez de mains pour applaudir Clairemarie Osta et Nicolas Leriche… rien que pour la revoir, j’y retournerai bien en fait !
Je suis restée à peu près sur les mêmes impressions que toi.
Après une séance de travail et une représentation, je trouve toujours Dances at the gathering vraiment charmant. Mais la combinaison fond de loge, debout, et talons trop hauts m’a rendu l’ensemble un peu long
Concernant Appartement, toujours aussi top. Une légère préférence pour la distribution qu’on avait vu en séance de travail, mais la franchement, je chipote:)
Je te rassure… même sans talons hauts, fond de loge et station debout, j’ai continué à trouver Dances at a gathering bien longuet
, même s’il y a de jolis moments. Et quel plaisir de voir danser le couple Osta / Le Riche, j’en ai savouré chaque minute !