La Fille mal gardée : Myriam Ould-Braham et Josua Hoffalt

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Un ballet drôle et attachant, une distribution idéale… Quelques impressions sur la Fille mal gardée du 25 juin avec dans les rôles-titres : Myriam Ould-Braham (Lise), Josua Hoffalt (Colas), Stéphane Phavorin (Mère Simone) et Simon Valastro (Alain).

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Josua Hoffalt et Myriam Ould-Braham

Un ballet comme une bulle de champagne, un délicieux macaron, une parenthèse enchantée, un antidote à la morosité sur la scène du Palais Garnier. La Fille mal gardée a eu sur moi et sur mes acolytes balletomanes un effet tout à fait salvateur, l’un de ceux qui vous colle un sourire aux lèvres pendant une soirée et au-delà. Ce ballet, créé en 1789 au Grand-Théâtre de Bordeaux par Jean Dauberval, est présenté depuis 2007 à l’Opéra de Paris dans la version du chorégraphe britannique Frederick Ashton. L’argument est simple : Lise et Colas sont épris l’un de l’autre mais la mère de Lise a d’autres projets pour sa fille, en la personne d’Alain, jeune homme pour le moins singulier. Le véritable amour triomphe bien sûr à la fin, au milieu des cotillons.

Myriam Ould-Braham et Josua Hoffalt sont des amoureux tendres et désarmants. La nouvelle danseuse étoile de l’Opéra de Paris, saluée par des applaudissements lors de son entrée en scène, est charmante en Lise, tour à tour drôle et boudeuse, animée par une grâce juvénile et une danse toujours aussi limpide (je pense d’ailleurs qu’elle a l’un des plus jolis ports de bras de l’Opéra de Paris). Josua Hoffalt est un Colas joyeux et bondissant, déployant beaucoup d’aisance et d’ampleur dans les sauts et se taillant d’ailleurs un fort beau succès à la fin de l’un de ses solos du deuxième acte. L’harmonie de ce couple, qui avait retenu toute mon attention cette saison dans La Source et Onéguine, se confirme donc.

Stéphane Phavorin et Simon Valastro sont, dans un autre genre, irrésistibles. Il faut voir Stéphane Phavorin multiplier les facéties en veillant jalousement sur sa fille, remuer allègrement de l’arrière-train, manier l’art des claquettes en sabots, rouler des yeux telle une grosse poule effarée…Simon Valastro est, pour sa part, très convaincant en Alain, timide, gauche, voire déjanté. Ajoutez à cela un corps de ballet au taquet : des poulets (Takeru Coste, Coq désopilant !) aux villageois (superbes entrechats d’Hugo Vigliotti, le jeune homme à la flûte…). Voilà une soirée comme on aimerait en voir plus souvent !

Stephane_Phavorin_Fille_mal_gardee

Stéphane Phavorin en Mère Simone

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